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cinéma

Dans l’ordre : un navet, une vilaine moto, et du MMA.

Culture article 1!

MMA et vilaines motos.

Pour ouvrir cette première « de plus longues analyses » nous allons explorer l’univers du Freefight, mais n’en déplaise aux partisans décérébrés du MMA , ou à ses détracteurs ignorants, je ne vais pas parler de l’insipide « Neverback down » ou du minable « SangPourSang », gros Z avec Dean Cain*, Frank Mirr* et ce gros taré de Kimbo Slice*.

Non ! Je vais essayer de rendre au MMA ses lettres de noblesses, en vous parlant d’un film qui traite le sujet de la même façon que le cinéma aborde en général le noble art qu’est la boxe.

Effectivement, si des films comme « Rocky », « Raging Bull », et plus récemment «The Fighters », s’emparent de la Boxe comme vecteur à des tragédies Shakespearienne, le MMA est loin d’avoir une telle relation privilégiée avec le 7ème art.

C’est donc sur une ambiance de Chambara*, à l’instar d’un Kurosawa, puis au travers d’un manga qui nous plonge aux prémices du MMA japonais, que je vais démontrer que le dernier né des sports de combats peut être l’espace scénique idéal à toutes sortes de trames dramatiques.

Je fait référence à Redbelt de David Mamet, film sur le Mixed Martials Arts, mélangeant l’ancien et le nouveau, allégorie de ce sport, qui lui même emprunte aux arts martiaux anciens et aux boxes d’aujourd’hui. Et bien sur du dernier petit bijoux de Casterman ; Garôden, oeuvre de Jirô Taniguchi et Baku Yumemaka, manga nous narrant le perfectionnisme d’un combattant issu du Karaté qui comprend, après une amère défaite face à un catcheur, que la voie d’un guerrier est loin d’être tracée et qu’il lui faut emprunter d’autres routes pour pouvoir obtenir ce qu’il cherche.

Priest

Priest, un film, une légende ! … ou pas

Mais pour commencer je vais vous parler d’un film qui vient à merveille conforter mes impressions sur l’info concernant Akira, j’ai nommé le mystérieux, mais non moins indigeste Priest.

Priest, adaption foireuse d’un manwha* éponyme, s’impose comme un film tâcheron, fait avec les pieds, monté à la va vite et surement amputé d’une bonne partie de son contenu. N’ayant à mon actif que une bref lecture de l’œuvre de Hyung Min-woo je ne pourrais pas vous confirmer à quel point le Manwha est violé dans toute sa splendeur, mais je peut en tout cas vous confirmer le viol de mon cerveau par les orifices oculaire lors du visionnage de cette bouse intersidérale.

Un manwha classe…

L’histoire du Manwha raconte comment un homme, rongé par la vengeance, a vendu la moitié de son âme au diable. Le récit est ponctué d’apparitions diaboliques, de personnages charismatiques. Évoluant dans un univers prenant, entre le western et le fantastique et doté d’une réelle réflexion et d’un scénario profond, ce Manwha, que je n’ai pas encore eu la chance de parcourir totalement, semble me promettre de bon moment en sa lecture.

Pourtant sur le papier ça a de la gueule.

… un film moins

Le film quand à lui nous raconte comment après des siècle de lutte séculaire entre vampires et humains, la société est parvenue à prendre le dessus sur les créatures de la nuit. Pour venir à bout des monstres de la nuit, l’Église, tête dominante de cette société, a fondée un ordre de prêtres surentraînés en imper noir tout droit sorti d’Equilibrium » ou de Matrix. Après avoir vaincu les vampires, au design des gobelins du « Seigneur des Anneaux », ces prêtres se retrouvent dans une société qui n’a plus besoin d’eux, il doivent alors se réinsérer. Dés l’annonce de ce splitch par une voix off caverneuse, je me suis mis à rêver d’un film original qui situerait son action non pas au summum de la guerre entre vampires et humains, et sa thématique sur le conflit fantastique de ces deux races, mais sur la problématique « Ramboiste » de la réinsertion d’êtres créées pour une guerre qui est maintenant finie.

Stoppez tout de suite vos imaginations fertiles mes lecteurs potentiels ! Le synopsis ne sauve pas le film…

L’histoire est en vérité archi-basique au possible. Après la guerre et l’éviction des super guerrier ecclésiastique un prêtre reprend néanmoins du service après que sa nièce, dont en fait il est le père, a été enlevée par un mystérieux méchant, qui n’est autre que l’ami du prêtre disparu dans le flash back du début de film. Vous aviez déjà deviner

… pas plus que les acteurs…

Si L’univers post apocalyptique, teinté de western, est au départ prenant, son manque d’approfondissement fini de tuer l’intérêt que l’on pouvait avoir pour le film. Le Héros jouer par Paul Bettany est bien doté de quelques cicatrices mais cela ne suffit pas à lui faire décoller la jauge de charisme du niveau zéro. Son acolyte féminine, que je ne nommerais même pas et à qui l’on essaye de donner un air asiatique pour justifier ses coups de pieds retournés, ne sauve pas non plus l’honneur ! Pas plus que Cam Gigandet, déjà vu dans « never back down » et « Twilight » (sig!), qui se contente comme à son habitude d’un jeu d’acteur prémaché et déjà vu.

« Regarde ! »
« Quoi ? »
« Ta carrière fout le camp »

… la trame narrative non plus je tiens à dire

Le film est effroyablement téléphoné, les scènes d’actions ne sont qu’un « copié-collé » des tripotées de films ou des mecs en longs impers noirs se battent à coup de kung fu approximatif. Le scénario, écrit en 10 minutes, nous parle d’un ami disparu devenu méchant une fois bouffé par les vampires, d’une amourette impossible, d’une trahison, et d’un méchant bien méchant… Les scène s’enchaînent, sans vie, sans rythme. Les combats sont la uniquement pour nous vendre le produit et ne servent absolument pas l’histoire. Les ralentis des héros, sautant et balançant des « shurikens crucifix » au milieu des vampires, au design néanmoins intéressant, finissent de plomber l’action déjà pas jojo. Bref on s’ennuie et on s’ennuie ferme.

Mais la moto c’est fun !

C’est toutefois dommage, car lors du visionnage l’univers, matérialisé par des décors intéressant que le héros n’en fini pas de visiter en moto, semblait pouvoir accueillir nombre d’histoire épique qui auraient méritées d’exister. Hélas le film n’a pas du bénéficier des fonds suffisants et surtout d’un réalisateur compétant. Résultat le film se termine, et le seul souvenir que j’en garde c’est le super prêtre fonçant à travers le désert sur sa superbe moto du futur. Sur les 87 minutes que contient le film, dix nous montrent Paul Bettany chevauchant sa moto armé de son improbable guidon. (J’exagère à peine).

« Bordel, où sont passés les sous du tournage ? Où est le réalisateur ? Et putain c’est quoi ce décor photoshop ? »

Redbelt

Ouaaaais ! Bravo Chiwetel, fout leurs en plein la tronche à ces connards qui te connaissent que dans 2012

Parce que dans la vie il y a le bien, le mal et Chuck Norris pour mettre tout ça au pas, je ne pouvais pas me contenter de fusiller un film tout en en proposant pas un autre, de qualité cette fois ci.

Le film en question est Redbelt de David Mamet sorti en 2008.

David Mamet, pour ceux qui ne le connaitraient pas, a travaillé en tant que scénariste sur de nombreux films, dont les « Incorruptibles » de De Palma, (film qui était gratifié d’une VF affreuse par moment), « À couteau tiré », « Ronin » et « Hannibal ». Avec Redbelt, Mamet nous raconte comment un artiste martial intègre, respectant à un degré presque caricatural le code du guerrier, se retrouve contraint de briser ses principes et à combattre dans un tournoi de Mixed Martials Arts !

Le JJB et le MMA ne sont plus d’effrayants acronymes

Ce qui rend ce film différent c’est déjà la possibilité de voir une œuvre ayant pour trame de fond le MMA, mais qui ne met pas en scène de sombres combats de rue dans des garage ou pire dans une rave party foireuse. Redbelt prend le parti de faire du vieux avec du neuf, et s’en sort très bien. Le héros est issu d’un Art Martial et doit l’utiliser lors d’un gala de combat libre. Mais au lieu de maîtriser une mystérieuse technique du fond de l’Asie, l’homme excelle en Jujitsu Brésilien, art martial assez jeune et novateur. Mamet transpose donc la morale ancestrale des films de Samouraï à la pratique d’un art martial récent qui c’est fait connaître par le biais de compétitions de combats libres. Out donc « scorpions », « never back down » et autres « freefighters » dont le niveau respect pour cette discipline frise le  -273,15 kelvin. Il y a bien « Warrior », mais à l’heure ou j’écris ces lignes je n’ai pas encore eu la chance de le voir.

Ok. Quand on voit ça, on se dit que le sport est étrange, un peu insaisissable peut être. Mais il n’en est rien.

Chiwetel Ejiofor est Mike Terry ! Osu !!!

Le deuxième fer de lance du film, est l’interprétation de Chiwetel Ejiofor, parfait dans le rôle de Mike Terry, combattant naïf emprisonné par son code d’honneur. Sa justesse de ton est réconfortante et son accent brésilien pas mauvais. À l’instar d’un samouraï stoïque, Mike Terry encaisse les bassesses du petit monde qui l’entoure sans jamais sombrer dans la haine ou l’esprit de vengeance. Tel un Ronin trahit par sa famille et ses senpai (ainés), Mike tente d’assumer son rôle, réparer ses erreur, pour finalement se retrouver désarmer devant le suicide d’un de ses élève. Dés lors il va lui aussi se laisser aller à la mort. Symboliquement bien sur, mais tel un « seppuku » il va ouvrir le ventre de ses principes et de son honneur en participant à un championnat de MMA. On peut voir ici un lien avec Harakiri, le petit dernier de Miike, ou un personnage accepte d’être déposséder de sa fierté pour sauver sa famille. Dans « Red Belt » l’idée est similaire. Finalement comme dans tout les chambarra le final s’orchestrera avec le fameux  daiketto (littéralement le « grand duel »).

« Lorsqu’une école cherche avant tout à se garantir une clientèle en affichant les trophées gagnés en tournoi, elle trompe l’élève quant-à la réalité de la Voie du Guerrier » Mike Terry….
Heu nan, c’est Miyamoto Musashi ça..
Ah, il l’a dut l’emprunter à Mike.

Encore des références ! Mamett filme avec une technique controversée

Hélas ce daiketto ne comblera pas les attentes de certains amateurs de combats, la quasi intégralité du combat se regardant à travers l’image d’une caméra de télévision. Mamet refusant de filmer directement les combats, préférant substituer à son objectif, celui d’un écran télé ou d’une vidéo surveillance. Là encore, on retrouve une similitude avec un grand nom du cinéma asiatique. Lorsque Takeshi Kitano se fît connaître en occident, les films en provenance d’Hong Kong étaient légions, et la manière qu’avait Kitano de ne pas filmer la violence directement avait magnifiquement contrastée au milieu des œuvres de John Woo et compères. Mamet privilégie à son habitude dialogues et situations d’ambiances, ce qui en soit n’est pas un reproche. Néanmoins ce qui en est un, c’est la narration éparpillée de son film. En effet l’histoire, en plus d’être cousue de fil blanc, est vraiment bancale par moment et les interactions entre les protagonistes semblent se forger uniquement pour pousser le héros dans ses derniers retranchements !

« Tu va arrêter de te la jouer ! »
« Laisse moi, la violence est une force faible. Et puis Roland Emerich m’attend »

Le Samouraï spirit ! Fantasme de Mamett ?

Car si l’interprétation de Chiwelet est sans reproche, la vision que Mamet en a est franchement fantasmée. Mike Terry étant à la limite plus proche d’un Bodhisattva que d’un guerrier. Refusant les honneurs, se considérant comme personne, assumant ses erreurs comme celles des autres il endosse réellement l’image d’un héros sans aucunes tâches, hormis peut être un passé vaguement douteux qui est fugacement mentionné. Pour contraster encore plus avec la perfection de Mike Terry, les personnages l’entourant son, au choix de véritables salauds, ou des boulets que Mike doit soutenir. Même si ils mettent toute la volonté du monde pour essayer de l’aider.

En conclusion si Redbelt est loin d’être exempt de défauts, n’a pas été saluer par la critique, (qui devait s’attendre à mieux de la part de Mamet) et si on est vraiment loin du film de combat que l’univers ou le synopsis promet, il reste pour moi une bonne surprise, et la possibilité de découvrir Chiwetel Ejiofor dans une de ses meilleurs interprétation.

« Hey Mike ce type te traîne dans la boue, tu veux que j’aille le niquer ? »
« Laisse donc, le roseau plie mais ne cède pas. »

Garôden

« Raaah mon chiropracteur m’offre des cadeaux à noël ! »
« Moi c’est le neurologue »

On continue tout de suite notre thématique spéciale « Middle Kick et clé de bras » avec le superbe manga de Jirô Taniguchi et Baku Yumemakura, j’ai nommé : Garôden !

Du Karaté au Catch, la recherche d’absolue !

Violent, jouissif, avec un dessin Old school mais très propre, mettant en scène des hommes des vrais, Garôden nous plonge dans la quête d’absolue de Tanba jeune karatéka enchaînant les Dojo Yaburi (littéralement :cassage de dojo), pour mettre sa technique à l’épreuve. Il va tomber sur un os en rencontrant Kajiwara, catcheur pro, qui va véritablement l’humilier. Dés lors Tanba comprend que le karaté à ses limites et que si il veut devenir le plus fort il va devoir mélanger les techniques. Bien que le terme de mixe martial arts ne soit pas cité, c’est bien de cela qu’il s’agit, la réaction d’un pur striker qui découvre le monde du combat au sol ,de ses clés articulaires et de ses étranglement. C’est donc avec un perfectionniste maladif que Tanba s’entraine, combat, et améliore son art dans l’espoir de rencontrer à nouveau Kajiwara. Ce dernier, devenu catcheur pro aux USA, revient au Japon et y acquière le statut de star !

L’histoire est parsemée de référence au monde des arts martiaux. L’école de Karaté que Tanba affronte et de son dirigeant n’est pas sans rappeler le Kyokushinkai et son fondateur Oyama.

Oyama ! Ou l’homme qui sait mettre la pression avec une gifle !

Des Yakuza et un Gaijin. Une valeur sûre !

Comme dans tout Seinen* de combat qui se respecte on n’y trouve, un gros Gaijin* indélicat, alcoolique et super fort qui va se faire allonger par une technique de karaté super mystérieuse ; des scène de sexe qui n’apportent pas grand chose à l’histoire, mais qui ne la dénature pas non plus ; des yakuza bien méchants qui servent de chair à canon afin de montrer à quel point les protagoniste sont forts ; et bien sur des catcheurs, décrit (comme souvent dans les manga ) comme de supers encaisseurs, ne reculant jamais, prêt à tout subir pour un combat.

Un manga soigné, de la forme au fond

L’image est soignée et le découpage très lisible. Les scène de combat sont vraiment dynamique mais on ne perd rien à la compréhension de l’action. La psychologie des personnages est bien définie, on comprend les motivations de chacun, et aucun personnage ne semble perdu dans l’histoire. De plus on prend beaucoup de plaisir à suivre la relation complexe qu’entretiennent Tanba et Kajiwara, l’un comme l’autre voulant finir ce qu’ils ont commencés plusieurs années auparavant.

« L’Homme, le Vrai ne recule pas devant une ou deux dents en moins. »
Ossuuuu !
« Qui a de liIbuprofène par contre ?… »

Je finirais en me permettant une parenthèse pour expliquer très personnellement pourquoi j’ai craqué sur ce manga.

L’ambiance qui se dégage du récit me rappelle vraiment (et la je parle en mon nom) les début du MMA dans le monde, lorsque chacun se demandait qui était vraiment le plus fort, entre un Judoka et un Boxeur. C’est à ce moment qu’au Japon, les catcheur se sont révélés être de redoutables combattants. Ils possédaient, en effet, un bagage technique parfaitement adapté à ce sport, alors que tout le monde s’imaginait que les boxeurs ou les kickboxeurs étaient les mieux armés. Lors des prémices de ce sport, quand c’en était pas un, ce sont les lutteurs, le jujitsu brésilien et les catcheurs qui ont régné en maîtres. Aujourd’hui, le MMA est devenu un sport, et ni un jujitsuka ni un catcheur ne peut évoluer, il faut être un « MMAiste ».

Il faut le dire le MMA ce n’est pas Que ça !

Fin de ma paranthèse.

Bref un manga violent, mais jamais gratuit, réaliste, touchant, qui devrait satisfaire tout les amateurs qui en ont ras le bol des techniques secrète du nadashinkageryu* !

C’est aussi ça !

Notes de bas de page :

Dean Cain* : Acteur qui a joué Clark Kent dans les nouvelles aventures de superman, il enchaîne maintenant gros Z et moyen B pour payer ses impôts. Dommage moi je t’aimais dans Superman Dean !

Frank Mirr* : Bon combattant de MMA, bon jujitsuka, mauvais acteur. Ex champion poids lourds de l’UFC, et pour l’anecdote a récemment cassé le bras de Noguiera.

Et ce gros taré de Kimbo Slice* : Ancien champion du monde des combats à mains nues dans les jardin des ghettos de Los Angeles. Plusieurs victoires sur des routiers et des crackmen. A essayé le MMA, a été stoppé dans son élan par un certain Seth Petruzelli aux cheveux rose. Également très mauvais acteur. A également 6 gosses, tous nommés Kevin ! Si si, je vous jure, ça s’invente pas.

Chambara* : チャンバラ

Genre cinématographique et théâtral japonais de bataille de sabre. Exemple, les « 7 samouraï », « Zatoichi ».

manwha* : Manga coréen.

Seinen* : Manga pour adulte, (pas cochon hein ! Pour adulte, sinon c’est un hentaï)

Gaijin* : 外人 « Étranger » en Japonais, contraction de Gaikokujin, terme vaguement péjoratif. Signifiant littéralement : « l’homme en dehors du pays ».

nadashinkageryu* : Art martial imaginaire que le héros de Tough (seinen de tetsuya saruwatari) pratique. Il regorge de techniques improbables et fantastiques, comme le « brise ailes du nadashinkageryu ».

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